Roborock est passée en une dizaine d’années du statut de jeune pousse soutenue par Xiaomi à celui de poids lourd mondial du nettoyage connecté. La marque a surtout bâti sa réputation sur trois piliers : une cartographie précise, une application riche et des stations capables de prendre en charge une bonne partie de l’entretien quotidien.
Entre les séries Q, Qrevo, S et Saros, les variantes s’empilent vite. Ce dossier remet la gamme à plat, sans transformer chaque chiffre de puissance en argument magique.
Roborock en bref
- Entreprise créée à Pékin en juillet 2014 par Richard Chang, aussi appelé Chang Jing.
- Xiaomi a investi dans la société dès septembre 2014, mais Roborock est une entreprise et une marque distinctes.
- Son premier produit commercialisé en 2016 était le robot aspirateur Mi Home conçu pour Xiaomi.
- La marque couvre désormais l’entrée de gamme, le milieu de gamme et le très haut de gamme.
- Ses points forts récurrents sont la cartographie, l’application et l’automatisation des stations.
- Son principal défaut est une gamme devenue difficile à lire, avec de nombreuses variantes proches.
Une histoire courte, mais une croissance très rapide
Beijing Roborock Technology est fondée en juillet 2014. Deux mois plus tard, Xiaomi investit environ 20 millions de yuans et intègre l’entreprise à son écosystème de partenaires. Le premier appareil arrive en septembre 2016 sous le nom Mi Home Robotic Vacuum Cleaner.
Roborock lance ensuite ses propres appareils. Les séries S popularisent la navigation laser, la cartographie pièce par pièce et le lavage intégré. Le S7 et sa serpillière sonique relevable renforcent ensuite le positionnement premium de la marque.
| Période |
Repère |
Ce que cela change |
| 2014 |
Création à Pékin et investissement de Xiaomi |
Roborock entre rapidement dans l’écosystème de la maison connectée. |
| 2016 |
Lancement du Mi Home Robotic Vacuum Cleaner |
La société se fait connaître grâce à un robot méthodique et connecté. |
| 2020 |
Cotation sur le STAR Market de Shanghai |
L’entreprise finance son développement international et sa recherche. |
| 2023-2025 |
Déploiement massif des stations Qrevo et des modèles Saros |
Le marché bascule vers des robots capables de vider, laver, sécher et remplir leurs réservoirs. |
| 2026 |
Extension de la série Saros et multiplication des variantes Qrevo |
Roborock pousse l’automatisation, les robots fins, le franchissement de seuils et la reconnaissance d’objets. |
Roborock déclarait plus de 20 millions d’appareils vendus fin 2024 et un chiffre d’affaires 2025 de 18,695 milliards de yuans, en hausse de 56,51 %. Ces chiffres publiés par l’entreprise montrent l’échelle prise par la marque.
Roborock appartient-il à Xiaomi ?
La réponse claire
Non, Roborock n’est pas simplement une sous-marque Xiaomi. Xiaomi a été un investisseur précoce et un partenaire commercial majeur. Roborock a conçu des robots vendus sous la marque Mi, puis a développé ses propres produits et son propre réseau de distribution. Les deux noms restent liés historiquement, mais leurs gammes ne doivent pas être confondues.
Comprendre les gammes Roborock en 2026
Le catalogue français consulté le 20 juillet 2026 s’organise autour de quatre familles, même si d’anciens modèles restent parfois vendus à côté des nouveautés.
| Gamme |
Positionnement |
Profil adapté |
Point de vigilance |
| Q |
Accessible à milieu de gamme |
Aspiration quotidienne, cartographie, budget contrôlé |
Lavage et évitement des obstacles souvent plus simples |
| Qrevo |
Milieu de gamme à premium |
Sols durs, lavage fréquent, station multifonction |
Beaucoup de références très proches et stations encombrantes |
| S |
Ancienne famille premium |
Utilisateurs attirés par le lavage sonique VibraRise |
Certains modèles sont dépassés en prix par des Qrevo plus récents |
| Saros |
Très haut de gamme |
Meubles bas, seuils, navigation avancée, automatisation poussée |
Prix élevé et fonctions parfois plus spectaculaires qu’indispensables |
Le piège des suffixes
Un « + » désigne généralement une station de vidage, tandis que « Ultra » renvoie souvent à une station plus complète. Mais les appellations Pro, MaxV, Edge, Curv, X ou S ne suivent pas une règle universelle. Comparez toujours la station, le système de lavage, la hauteur du robot et l’évitement des obstacles. Le nom seul ne suffit pas.
Les technologies Roborock qui changent vraiment l’usage
LiDAR, StarSight et cartographie
Le LiDAR mesure les distances avec un laser afin de construire une carte et de planifier des trajectoires régulières. Certains Saros utilisent plutôt le système StarSight, fondé sur plusieurs capteurs, afin de supprimer la tourelle laser et de réduire la hauteur du robot. Le résultat recherché reste le même : savoir où le robot se trouve et éviter de nettoyer au hasard.
- HyperForce désigne la puissance d’aspiration annoncée. Les pascals facilitent la comparaison au sein d’une même génération, mais ne prédisent pas seuls le ramassage des poils ou la qualité sur tapis.
- VibraRise combine une plaque de lavage vibrante et un relevage de la serpillière. Cette approche équipe surtout la famille S et certains Saros.
- Les doubles serpillières rotatives caractérisent une grande partie des Qrevo. Elles conviennent bien à l’entretien régulier des sols durs.
- Reactive Tech et Reactive AI désignent plusieurs niveaux d’évitement, avec lumière structurée, capteurs 3D ou caméra selon le modèle. Les résultats varient donc fortement.
- FlexiArm étend une brosse latérale ou une serpillière vers les bords. C’est utile contre les plinthes, mais les angles parfaits restent un joli rêve de catalogue.
- AdaptiLift modifie la hauteur du châssis pour mieux gérer certains tapis et seuils. Vérifiez toujours la hauteur réelle de vos transitions de sol.
Les plus et les moins de Roborock
| Les plus |
Les moins |
| Cartes détaillées, zones interdites, nettoyage par pièce et réglages fins |
Application riche, mais parfois chargée pour un premier robot |
| Navigation généralement méthodique et couverture régulière |
L’évitement des câbles, chaussettes et petits objets dépend fortement du modèle |
| Stations parmi les plus automatisées du marché |
La station doit quand même être nettoyée, vidée et remplie |
| Large choix de modèles et d’accessoires |
Catalogue confus, renouvelé vite, avec des écarts de prix parfois difficiles à justifier |
| Bon niveau général sur sols durs |
Poils d’animaux, moquettes épaisses et bords de tapis demandent une vérification modèle par modèle |
Les analyses indépendantes confirment ces écarts. RTINGS juge le Qrevo Curv excellent sur sols durs, mais plus faible sur les poils, les tapis et certains obstacles. Le Saros 10R évite mieux les objets, sans être irréprochable sur les poils incrustés.
Quel Roborock choisir selon votre logement ?
- Petit budget et aspiration prioritaire : commencez par la série Q, puis vérifiez si la version « + » avec station de vidage vaut le surcoût.
- Majorité de carrelage ou parquet : les Qrevo offrent souvent le meilleur équilibre entre lavage actif, station complète et prix.
- Meubles très bas : regardez la hauteur exacte des Saros à navigation sans tourelle fixe.
- Animaux et cheveux longs : privilégiez une double protection anti-enchevêtrement, mais cherchez aussi des mesures indépendantes de ramassage des poils.
- Tapis épais : vérifiez le relevage ou le retrait des serpillières, le comportement de la brosse et les résultats de nettoyage en profondeur.
- Maison encombrée : choisissez une vraie reconnaissance d’obstacles, pas seulement une navigation LiDAR.
Le bon réflexe avant l’achat
Mesurez la hauteur sous les meubles, la largeur du passage autour de la station et le plus haut seuil du logement. Trois mesures simples évitent plus de déceptions qu’une fiche technique remplie de superlatifs.
Application, entretien et consommables
L’application permet de modifier les cartes, séparer des pièces, créer des zones interdites, programmer des routines et régler le nettoyage pièce par pièce. C’est un grand argument de Roborock, mais l’appareil perd de son intérêt sans application connectée.
Une station « complète » ne signifie pas zéro entretien. Il faut nettoyer le bac de lavage, retirer les cheveux des axes, rincer les filtres compatibles, remplacer les sacs et surveiller les serpillières. Roborock vend officiellement des brosses, filtres, sacs et chiffons pour de nombreuses séries. Vérifiez la disponibilité du kit correspondant à votre référence exacte, car deux Qrevo presque jumeaux peuvent ne pas partager toutes leurs pièces.
Pour les produits neufs vendus par la boutique française, Roborock rappelle la garantie légale de conformité de deux ans. Les consommables et accessoires d’usure ne bénéficient pas nécessairement de la même couverture.
Quelles marques regarder face à Roborock ?
Dreame, Ecovacs, Eufy et Narwal sont ses concurrents directs sur les robots avec lavage et station multifonction. Comparez-les selon les seuils, les tapis, les poils et le lavage. Un concurrent moins cher peut être plus cohérent qu’un Roborock premium mal adapté au logement.
Questions fréquentes sur Roborock
Roborock est-elle une bonne marque ?
Oui, la marque fait partie des références du secteur pour la navigation, la cartographie et les stations automatisées. Cela ne dispense pas de vérifier les performances du modèle précis sur vos sols.
Quelle est la meilleure gamme Roborock ?
La série Saros concentre les technologies les plus récentes, mais Qrevo est souvent plus raisonnable pour un logement classique. La meilleure gamme dépend du budget, des seuils, des tapis et du niveau d’automatisation recherché.
Quelle différence entre Roborock Q et Qrevo ?
La série Q vise plutôt le rapport équipement-prix. Qrevo met davantage l’accent sur le lavage par serpillières rotatives et les stations capables de laver et sécher les patins.
Les robots Roborock évitent-ils les câbles ?
Certains modèles haut de gamme les reconnaissent mieux que d’autres, mais aucun système ne mérite une confiance aveugle. Les petits câbles et objets fins restent des pièges classiques.
Faut-il acheter le modèle qui annonce le plus de pascals ?
Non. La brosse, l’étanchéité du flux d’air, la navigation et le nombre de passages comptent aussi. Une valeur élevée ne garantit ni les meilleurs tapis ni le meilleur ramassage des poils.
Roborock remplace-t-il complètement un aspirateur classique ?
Il réduit fortement l’entretien des sols, mais ne traite ni les escaliers, ni les canapés, ni tous les nettoyages en profondeur.
Verdict : Roborock est une marque très solide pour automatiser l’entretien des sols, surtout si vous appréciez les cartes détaillées et les réglages fins. Le bon achat n’est pourtant pas forcément le modèle le plus cher. Il faut d’abord choisir un système de lavage, une station et un niveau d’évitement adaptés à votre logement, puis seulement regarder la puissance annoncée.